Le transfert au centre ville du cinéma Méliès de Montreuil avec six salles au lieu de trois est un atout culturel pour Montreuil. Les élus RSM ont toujours œuvré pour qu’il soit considéré comme tel. Le nouveau Méliès sera plus confortable, la qualité des projections répondra aux meilleurs standards et les films pourront rester plus longtemps à l’affiche. Voilà autant de raisons de se réjouir et d’avoir confiance dans l’avenir, notamment pour atteindre l’objectif de conquête de nouveaux publics.
Le travail mené par l’équipe et le rayonnement de notre cinéma municipal sont indiscutables, comme en témoignent d’ailleurs le nombre et la qualité des réalisateurs et acteurs qui viennent débattre avec le public. Les résultats sont excellents et devront être dépassés.
Or aujourd’hui, des craintes existent quant au statut futur de la direction (deux co-directeurs) du cinéma. Dominique Voynet, qui se dit attachée à la défense du cinéma municipal, semble une fois encore revenir sur ses engagements. Malgré l’annonce d’un renforcement de l’équipe, une inquiétude croissante se fait jour. Il se dit en effet qu’à terme, la maire veut se « débarrasser » du directeur jugé par elle « trop médiatique ».
Pire. Masqué derrière certaines réorganisations imposées par la mairie, serait préparé l’objectif d’une privatisation rampante du Méliès. Ce climat déstabilise inutilement l’équipe et, plus globalement, l’un des fleurons de la politique culturelle montreuilloise. Une telle décision serait absurde, inacceptable et contraire aux engagements de la maire.
Aussi, nous demandons à Dominique Voynet de clarifier au plus vite ses intentions sur ce dossier, tant vis-à-vis de l’équipe du cinéma que de l’ensemble des fidèles spectateurs que nous sommes.
Vos élus RSM (Renouveau socialiste à Montreuil) : Mouna Viprey, Daniel Chaize, Stéphane Gaillard, Sophie Guazzelli, Anne-Claire Leprêtre, Manuel Martinez, François Miranda, Christine Pascual, Nathalie Sayac et Alexandre Tuaillon.
« Cinéma Méliès Montreuil : nous demandons une clarification » – Tribune à paraître dans le prochain numéro de « Tous Montreuil »
Et pendant ce temps, les assises de la Culture occupent les nigauds…
Hélas oui, comme beaucoup d’exercices de concertation qui sont menés par la municipalité. Occuper le peuple d’un côté pour avoir les mains libres et agir ailleurs…
Se débarrasser du directeur du Méliès, privatisation repente, « il se dit que… ». Qui le dit ? C’est vous qui le dites ?
Ces affirmations n’ont aucun fondement, aucun. M. Goudet, directeur artistique du Méliès n’est pas débarqué, il n’en a jamais été question.
Il nous semble pourtant avoir déjà clarifié les choses, vous en avez été informé, le communiqué de la ville l’explique également, il s’agit bien d’une co-direction, administrative et technique d’une part, programmation artistique d’autre part avec Monsieur Goudet qui assumera comme avant cette fonction. Ceci s’inscrit dans le cadre du nouveau Méliès, agrandi.
Quand à la privatisation du Méliès c’est absurde et cela n’a jamais été évoqué.
Encore un petit coup d’éclat, des effets d’annonces, des bruits qui courent, quelques contre-vérités, libre à vous, mais ne vous étonnez pas ensuite que les équipes puissent en être déstabilisées.
Pour le communiqué de presse c’est ici : http://www.montreuil.fr/vie-citoyenne/la-municipalite/communiques-et-declarations/
Montreuil, vraiment !
Vous avez décidément un art consommé pour tenter de vous faire passer pour des victimes de complots que vous créez vous-mêmes.
Qui est responsable de tout cet émoi ? Qui a pris la décision de publier des annonces ambiguës dans la presse afin de pourvoir au recrutement ? Ce n’est ni RSM ni les autres groupes de l’opposition. C’est vous.
C’est pourtant bien sur le site officiel de la ville de Montreuil, et durant 8 jours, qu’a été publiée la première annonce de recrutement d’un nouveau directeur (et non « co-directeur », un détail sans doute). Il y était écrit que ce nouveau directeur (plus du tout « uniquement » technique et administratif, contrairement à vos engagements), serait également directeur artistique de l’établissement et piloterait son projet culturel.
Evidemment sur ce dossier comme sur tant d’autres, on vous prêterait toujours des intentions qui ne seraient pas les vôtres. La vie est trop injuste…
Mais en ce cas, pourquoi provoquer diverses rencontres plus ou moins confidentielles ces dernières semaines pour convaincre vos interlocuteurs de prendre leur distance avec une éventuelle mobilisation qu’il pourrait y avoir autour du cas personnel de M. Goudet ?
Il faut dire que votre « exemplarité » dans la gestion des ressources humaines de notre ville ne plaide pas en votre faveur et milite pour que l’on maintienne une certaine vigilance lorsque vous annoncez des changements. La façon brutale et bien peu élégante avec laquelle vous avez congédié l’ex-directrice des affaires culturelles de la ville nous oblige forcément à ne pas vous accorder de chèque en blanc.
Stéphane Goudet doit rester directeur
Par Solveig Anspach, Dominique Cabrera, Robert Guédiguian, Dominik Moll, cinéastes.
http://www.humanite.fr/tribunes/stephane-goudet-doit-rester-directeur-497223
Bonjour,
pourriez-vous nous apporter des éclaircissements sur les assises de la culture, cette usine à gaz semble être un gouffre financier, entre les diverses manifestations, les consultants, les réunions… à quoi/à qui ça sert ? qui est à l’initiative de ce projet et pourquoi ? etc.
Merci d’avance;
Isabelle D.
Bonjour. Excellente question, que nous nous posons également. Au-delà de quelques conférences dont les sujets méritent débat et qui réunissent des intervenants aussi prestigieux que compétents (quand toutefois ils n’annulent pas leur venue), la question de l’utilité et de l’objectif concret au niveau local se pose et demeure jusqu’à présent sans réponse.
Un premier sujet de préoccupation est la faible, pour ne pas dire très faible, implication des principaux acteurs culturels de la ville. Il faut dire que la reconnaissance des compétences artistiques et de leur implication n’apparaît pas pour l’instant prioritaire. A l’image de l’adjoint à la Culture si éloigné des populations auprès desquelles il devrait être particulièrement proche… mais qu’il néglige de manière plus que surprenante. Pour ne pas dire à la limite de l’insulte.
Le second concerne le coût de cette opération. Peut-être est-il exagéré de parler de « gouffre financier », même s’il faut bien reconnaître que la mairie ne lésine pas à la dépense et que l’agence qui pilote ces assises ne le fait pas bénévolement. D’autant que s’il y’a « usine à gaz » comme vous le pensez, le site Internet interactif peut de ce point de vue être considéré comme un modèle du genre.
Mais si les sommes engagées dans cette opération permettent de faire émerger un projet culturel pour la municipalité, la dépense n’aura pas été totalement superflue. Or, et c’est là le bât blesse le plus, on peine à voir quelle utilisation l’adjoint à la culture compte faire de ces sessions de travail. Nous l’avons déjà questionné à plusieurs reprises lors des conseils municipaux sur ce sujet, et – comme dans beaucoup d’autres domaines – nous attendons encore des réponses précises.
Tout comme pour le fameux « 116 rue de Paris » (futur « pavillon des arts »), l’impression qui en ressort est qu’au-delà du vernis de la communication et de l’effet d’annonce, le projet structurant, de fond, n’a pas été pensé avant le lancement de l’opération… Nous mesurons bien que dores et déjà des colonnes de chiffres viendront au secours du projet en alignant un grand nombre d’actions de rencontres organisées (avec combien de personnes ?) et de photos d’animation bien cadrées pour « faire assistance », mais quel crédit pourra-t-on y donner ?
Une nouvelle fois, on peut s’étonner que les acteurs culturels ne soient pas mobilisés pour ce qui les concerne au premier chef. Ainsi, samedi dernier lors des « Lectures à haute voix » organisées par la librairie Folies d’Encre et le Conservatoire de musique… aucune trace de ces assises. Et nous pourrions citer tant d’autres lieux et dates où une invitation à participer pourrait être particulièrement légitime et efficace. Mais non ! Les organisateurs ont d’autres priorités.
Mais comme visiblement vous avez participé à certaines de ces sessions, nous serions très intéressés par le bilan que vous faites de votre participation.